Un petit bout de Guyane à Paris

Depuis la réouverture du zoo de Vincennes, vous avez la possibilité d’arpenter un petit bout de foret tropicale et de partir à la rencontre de la faune guyanaise.
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Campagne publicitaire du zoo

A tous ceux qui ne viendront pas nous voir en Guyane, il existe maintenant la possibilité pour vous de découvrir à Paris ce que vous avez loupé de notre nature luxuriante. Le Zoo de Vincennes vient de ré-ouvrir ses portes après plus de 6 ans de fermeture et accueille dorénavant une zone dédiée à la faune guyanaise ! Ce sera pour vous l’occasion de découvrir des tapirs, des jaguars, des paresseux et des lamentins, ces gros mammifères marins, appelés plus amicalement « vache des mers ». C’est au total près de 60 espèces guyanaises qui se retrouveront dans une grande serre spécialement conçue pour les accueillir. Dans la chaleur moite de la forêt amazonienne, les animaux se retrouveront autour de trois ambiances : le fleuve, la crique et la forêt. Vous aurez sans doute plus de chances que nous de voir les animaux guyanais. D’ailleurs, Tinus le lamentin est annoncé comme la star de la serre. Pour la petite histoire, il n’a jamais mis les pieds, enfin les nageoires en Guyane puisqu’il est né en captivité dans un zoo des Pays-Bas.

Où sont les paresseux ?
Où sont les paresseux ?

Héritage de l’exposition coloniale de 1931 – un petit zoo avait été installé à Vincennes et avait connu un succès phénoménal – 5 millions de visiteurs en 6 mois – ce zoo fut ouvert au public en 1934. Depuis lors, il n’avait jamais connu de rénovation à l’exception de la réfection du Grand Rocher, l’emblème du parc. C’est donc la vétusté qui avait poussé les autorités à le fermer en 2008, les structures en béton des rochers n’avaient été étudié que pour durer 50 ans, et le fessier de générations entières de macaques avait donc eu raison de leur résistance. Aujourd’hui, le zoo se présente comme le zoo du IIIème millénaire, et veut faire jeu égal avec les plus beaux zoos du monde (d’où le prix du ticket d’entrée sans doute). Les animaux sont donc regroupés par biotope dans un environnement reconstitué, la nourriture sera maintenant cachée et ils devront la découvrir dans leur enclos. De même, le visiteur est invité à partir à la recherche des animaux et à ne plus attendre de les voir. Ils pourront ainsi se substituer à la vue des spectateurs dans des cachettes aménagées. Le Grand Rocher qui est l’empreinte génétique du parc est toujours là, sa silhouette déchirera encore longtemps l’horizon parisien. Avec ses 65m de haut, il est visible – par temps clair – depuis Montmartre. Et si vous recherchez une location de vacances pour visiter le zoo, nous pouvons vous recommander le site www.lafrancedunordausud.fr .

Dans sa politique de recherche et de conservation, le Museum d’Histoire Naturelle  supervise un programme de ré-introduction du lamentin en Guadeloupe, avec pour corollaire une mission en Guyane de surveillance et comptage des individus. En Guyane, il est à l’origine du mythe de la sirène. Pour en connaitre plus, sur le lamentin guyanais, nous vous invitons à consulter ce rapport de l’association Kwata. Il est victime des mêmes maux que la plupart des animaux guyanais: une chasse non réglementée (pas de permis de chasse, pas de saison), la pollution des eaux et notamment celle au mercure induite par l’orpaillage illégal.

Quoiqu’il en soit, le premier week-end d’ouverture semble avoir été un succès puisque 25 000 personnes s’y sont rendus. Et même si les avis sont assez mitigés car tous les animaux n’ont pas encore rejoints leurs pénates vincennoises, la visite du parc zoologique reste une bonne opportunité de venir à la rencontre des animaux guyanais.

Lamentin @ Manuel Cohen
Lamentin @ Manuel Cohen
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