A la croisée des chemins

Le blog de notre tour du monde et de notre vie en Guyane

Voyages au fil de l’eau

C’est sans doute l’apanage des grands fleuves de drainer la vie le long de leur cours. Mékong, Nil,  Ganges, Amazone… Eau source de vie mais pas seulement, ce serait bien trop réductif: mode de vie, moyen de transport, la vie des habitants se construit en fonction des humeurs du cours d’eau.

Nous avons depuis plusieurs mois le plaisir de côtoyer l’Amazone à chacun de nos voyages au Brésil. Au fur et à mesure que nous apprenons à le connaitre, nous découvrons la richesse des échanges fleuve-hommes et la capacité d’adaptation de ces derniers.

Le fleuve est une longue vie tranquille

La pirogue bus scolaire

La pirogue bus scolaire

A Belém do Para, les navettes-bus partent régulièrement pour relier toutes les îles qui peuplent le delta.  Il faut oublier les ponts, le fleuve est trop large, trop profond pour envisager la construction d’ouvrage d’art. Alors, on vit avec son bateau plutôt qu’avec son auto. Dans la constellation d’îles aux alentours, les pirogues bus scolaire font la tournée pour amener les enfants à l’école. Les restaurants et bars ont pignon sur fleuve et l’on y arrive en bateau. De même pour l’église. Naviguer sur ce labyrinthe fluvial donne l’impression que l’on peut toujours s’enfoncer plus profondément. Mais il arrive un moment, quand les arbres cachent le ciel, que la chape de silence se fait plus lourde où la marée n’est pas suffisante pour atteindre le fond du chenal et il faut se résoudre à faire demi-tour. 

L’église du fleuve

A Manaus, à 1500km de l’embouchure, les porte-conteneurs patientent dans l’attente d’une place sur les quais du 7ème port brésilien (en tonnage) pour décharger leurs précieuses marchandises. Les grues s’activent pour alimenter cette ville de près de deux millions d’habitants au cœur de l’Amazonie. Mais il s’agit aussi de charger la marchandise produite dans cette zone franche, les téléphones Samsung iront alimenter le marché brésilien. A une époque, même Lego avait son usine à Manaus.

Les restaurants du fleuve

En ville, le quai est envahi par les vendeurs de billets, soit pour les destinations plus à l’ouest et notamment le Pérou et Iquitos, soit pour redescendre vers l’aval et Belém. A l’ombre de leur parasol, une photo défraichie pour seul argument de vente et le nom de villes écrit en gros, il faut partir à la recherche de sa destination et de son horaire. Comme les bateaux sont amarrés plus loin, le voyage commence d’abord par un transfert en pirogue pour le rejoindre. Sur le pont supérieur, les hamacs accrochés sont si proches l’un de l’autre que les sardines devraient s’estimer heureuses de leur boite. Et comme le voyage peut durer plusieurs jours, il vaut mieux bien choisir sa place et ses voisins de hamac. Sur les bateaux les plus récents à la peinture pimpante, le pont est climatisé mais on y dort toujours en hamac. Mais c’est une autre histoire.

En Europe, le voyage en bateau semble être tombé en désuétude. Pourtant, le voyage en ferry représente une option intéressante pour tout ce qui du pourtour méditerranéen. Ok ferry recense et propose de réserver son billet de ferry en ligne, que ce soit depuis la France pour aller en Corse ou depuis l’Espagne pour rejoindre les îles Baléares. De quoi re-motiver les amoureux du voyage en bateau ?

Belém depuis le fleuve

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