A la croisée des chemins

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L’île de Marajo : entre buffles et plages fluviales

Après une semaine de jungle urbaine, nous avions envie de nous mettre au vert dans la paisible île de Marajo, à deux heures en ferry de Bélem, réputée pour ses immenses plages fluviales.

Passage obligé: la gare fluviale de Bélem, animée et bondée comme on les aime!

La gare fluviale de Bélem, sur les anciens docks, impressionne par l’effervescence qui y règne. Assis dans le hall d’accueil, on ne se lasse pas du bal des passagers, le visage fatigué par les longues heures de navigation, avec leurs bagages deux fois plus gros qu’eux, tandis que les chauffeurs de taxis se pressent à la sortie pour trouver leurs clients. Au vu du nombre de destinations proposées, nous comprenons donc que le moyen de transport le plus adéquat dans cette partie du monde reste le bateau pour parcourir les milles bras de l’Amazone. On se met alors à rêver d’embarquer nous aussi sur une destination longue – par exemple Manaus pour 3 jours – et de vivre sur le pont, passant nos journées – et nuit – dans notre hamac à contempler le paysage de mangrove qui borde les rives de l’Amazone, spectacle parfois ponctué par des villages amérindiens perdus au fin fond de la forêt. Nous n’avons malheureusement pas le temps pour cette aventure, mais elle ne nous sortira pas de la tête tout le temps de notre séjour à Bélem !

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Le fleuve de Soure, sur l’île de Marajo

Après deux heures traversée, non sans quelques secousses – finalement, un fleuve peut être aussi agité que la mer – nous débarquons sur la paisible île de Marajo. Nous changeons radicalement de décor, ici ce n’est pas le règne du bitume et du gratte-ciel. Pour nous mettre tout de suite dans l’ambiance rurale de l’île, nous voyons parqué à la sortie de la gare fluviale, une charrue tirée par … des buffles ! Il s’avère que les routes sont tellement abimées par l’impitoyable saison des pluies, qu’il est plus aisé de se déplacer en buffle qu’en voiture. D’ailleurs, dans tout le village de Soure – où nous avions élu domicile temporairement – les buffles paissent en toute liberté avec pour pâturage l’herbe de l’espace public !

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Buffles en liberté dans les ruelles de Soure

Farniente sur la plage et balade à dos de buffle: tout un programme!

Nous passerons les trois jours entre visite de « fazenda » (exploitation agricole) et farniente sur les plages fluviales du coin. Nous recommandons particulièrement la balade à dos de buffle, qui malgré la taille de la bête n’en fait pas pour autant un animal très stable… Attiré par une énorme flaque d’eau, un de nos buffles s’est tranquillement affalé dedans sans plus se soucier de qui était juché sur son dos ! Malgré ce « léger » désagrément, nous avons apprécié tout de même la balade pour sa tranquillité et sa relative stabilité par rapport à un cheval, par exemple.

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Praia do pesquero à Soure

Quant aux plages fluviales, elles sont impressionnantes par leur taille. Si ce n’est l’absence de salinité de l’eau, rien ne nous indique que nous sommes au bord du fleuve. La plage est faite de sable, le fleuve est soumis aux marées, et la brise marine est également au rendez-vous ! Il est facile d’y passer la journée, sans risquer une insolation grâce aux nombreuses paillotes qui jalonnent la plage et qui sont aussi une bonne opportunité de déguster les spécialités culinaires du coin… le tout à base de viande et de fromage de buffle bien sûr !

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