A la croisée des chemins

Le blog de notre tour du monde et de notre vie en Guyane

Belém, l’exemple d’une ville en harmonie avec la nature

Même si nous avons apprécié Belém pour son côté urbain, nous sommes restés impressionnés par l’impressionnante empreinte de la nature dans l’espace public, malgré la taille de cette ville de 1,5 millions d’habitants.

A Belém, le cri des perroquets sert de réveil

A Belém, ce ne sont pas les coqs qui servent de réveil mais les perroquets. Tous les matins, aux premières lueurs du jour, ils font un fracas incroyable en quittant, tous ensemble, leur perchoir, en quête de nourriture. Au premier cri, nous laissons alors en plan notre activité du moment car nous ne voulons rater sous aucun prétexte le spectacle de leur vol aux reflets vert fluorescent. En milieu urbain où l’horizon est souvent restreint par la proximité des immeubles, il est un peu vain d’espérer les apercevoir tant ils disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus, mais il est amusant d’essayer. Au final, bien que très bruyants, ces oiseaux sont difficiles à étudier.

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trottoirs bordés de manguiers

Alors qu’à Cayenne, observer des colibris reste le privilège de ceux qui ont un jardin, nous avons été surpris d’en voir régulièrement suspendu à un fil électrique sans qu’aucune fleur à proximité n’explique leur présence. Lors d’une de nos déambulations dans un quartier à côté de notre hôtel, nous avons même assisté à une drôle de mise en scène, celui de pas moins cinq colibris en train de voler ensemble, alors qu’il est rare de les voir en interaction entre eux.

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la nature reprend vite ses droits

Le soir, c’est au tour des grandes aigrettes blanches, qui achèvent leur migration pendulaire quotidienne, de nous servir d’horloge pour nous informer de la tombée imminente et, toujours, brutale de la nuit tropicale. Alors que ces hérons blancs sont très difficiles d’approche sur les plages de Cayenne, on en voit de nombreux et d’assez près à la réserve « mangal das garças », qui a l’avantage de se trouver à proximité de leur habitat, la mangrove. Ils semblent tellement indifférents à la présence humaine, qu’on en arrive à se demander si ce ne sont pas des automates qui ont été placés là pour le plaisir des promeneurs du dimanche. Il est aussi possible de voir des ibis en liberté, sans avoir besoin de se tordre le coup pour admirer l’éclat rouge vif de leur plumage.

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les ibis rouges en liberté dans les parcs

Les urubus dans le ciel servent de repère pour le marché au poisson

Il y a un autre oiseau qui est très présent dans l’espace urbain belemense, il s’agit de l’urubu – le vautour d’Amérique. De loin, grâce à l’impressionnant rassemblement des urubus dans le ciel, il est facile de repérer le marché au poisson. Ils font du sur-place au-dessus du port de pêche dans l’espoir de dégoter une belle prise. Les plus téméraires n’hésitent pas à s’incruster sur des bateaux de pêcheurs en quête d’un bout de poisson.

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grande aigrette blanche pas effarouchée du tout

Les oiseaux ne sont pas les seules marques de l’intégration de l’exubérante nature tropicale à la vie urbaine, la végétation est aussi très présente à Belém. La majorité des grandes rues de la Ville proposent des trottoirs ombragés par des manguiers majestueux. C’est un vrai plus pour les touristes, car le soleil est aussi fort qu’en Guyane. C’est dans ces moments là que nous nous sentons véritablement sous les tropiques, car le manguier remplace alors le platane !

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perroquet apprivoisé

Il est aussi impressionnant d’observer combien la nature reprend ses droits dans les – nombreux – édifices abandonnés de Belém.
Enfin, il ne faut ne pas manquer les parcs de la Ville qui sont de véritables enclaves de forêt amazonienne conservée et aménagée en plein milieu urbain ! A cause des jours fériés liés au carnaval nous n’avons pu faire que le musée Emilio Goeldi – jardin zoologique – et nous n’aurons aperçu que l’extérieur du bosque Rodrigues Alves – jardin botanique: à charge de revanche!

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