A la croisée des chemins

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Ce que nous aimons dans les cortèges carnavalesques de Guyane

Pendant carnaval, le dimanche est consacré aux défilés de rue

C’est le troisième carnaval que nous vivons en Guyane et nous ne nous lassons toujours pas de ses défilés de rue. Pendant cette période, nos dimanches sont réglés comme du papier à musique et il est rare que nous en rations un.

Les heures de départ des groupes sont toujours un grand mystère, tout comme leur enchaînement. Il n’est d’ailleurs pas rare d’attendre un long moment entre chaque groupe. Heureusement, le circuit, lui, est toujours le même. Pour ne pas trop attendre, nous arrivons toujours vers 17h, au mieux, le défilé commence juste, au pire, nous pourrons toujours nous rattraper avec le deuxième passage des groupes.

Ce qui nous plaît particulièrement dans les cortèges carnavalesques de Guyane, c’est avant tout qu’ils sont dimensionnés à taille humaine. Même si l’expérience des carnavals de Rio ou de Port of Spain doit être unique, nous ne sommes pas friand des carnavals de masse, surtout, avec un enfant en bas âge.

A Cayenne, il y aura toujours de l’espace, même pour les retardataires. Je n’ai jamais eu aucune difficulté pour admirer les subtilités de certains déguisements, et ce malgré ma petite taille ! S’il y a un mouvement de foule à un moment, il est très facile de se mettre en retrait ou de choisir un nouvel emplacement.

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le groupe Kassialata

Des cortèges à taille humaine, un « joyeux bordel », les ingrédients d’un carnaval réussi!

Nous trouvons aussi sympathique de pouvoir se mêler de façon spontanée à un groupe, déguisé ou non, juste pour le plaisir de retrouver « au milieu », ou « sous le feu des projecteurs ».

L’impression de « joyeux bordel » que dégage alors le cortège nous plait d’autant qu’il est tout à fait dans la droite ligne de cet évènement populaire par excellence où le chaos éphémère, l’absurde et la parodie sont à la fête.

A chaque passage d’un groupe, nous restons toujours admiratifs devant la beauté des costumes, les sonorités fortes et rythmées des percussions et des cuivres ainsi que l’énergie, la sensualité et l’harmonie des chorégraphies. Il nous est difficile d’imaginer les longs mois de préparation, l’inventivité, la créativité et l’imagination qu’il faut déployer pour renouveler ses costumes année après année, s’entraîner à la chorégraphie et aux rythmes si particulier du carnaval de Guyane.

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Tambours

Les enfants ne sont évidemment pas oubliés pendant cette période. Le carnaval est aussi la fête des enfants. Quel bonheur pour eux que de pouvoir se déguiser toutes les semaines ! A la crèche, à l’école, tout tourne autour du carnaval. Il y a même un défilé des écoles de la ville. Enfin, dans le programme officiel de la Ville de Cayenne, une journée est consacrée au « carnaval en famille » avec l’élection du Mini Roi et de la Mini reine du carnaval !

Ne pas négliger l’aspect sécurité

Quand on va aux défilés de rue, surtout, avec un enfant en bas âge, il ne faut pas négliger l’aspect sécurité. Il n’est pas rare qu’il y ait des mouvements de foule, des débordements, des goulots d’étranglement parmi les badauds qui suivent les bandes. Certains groupes – comme Kassialata – sont entourés d’une troupe de « voltigeurs », la plupart du temps, des jeunes en bandes qui défilent en courant et en foule compacte. Gare aux dégâts quand on se trouve sur leur passage…

C’est pourquoi, nous nous positionnons toujours aux abords d’une rue perpendiculaire à celle du défilé pour avoir une solution de repli au cas où. Parfois, aussi, le son des percussions est tellement fort, qu’il vaut mieux s’éloigner pour préserver les tympans de nos chers et tendres.

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De l’importance de la chorégraphie

Après chaque défilé, la foule se dirige lentement vers la place des palmistes, où des stands en tout genre permettent de prolonger la fête. L’ambiance est généralement très familiale, de nombreux manèges et attractions faisant la joie des plus petits. Les gourmands pourront se régaler auprès des nombreux « rois de la frite » ou autres restaurateurs locaux. Nous sommes toujours étonnés de voir la queue au vendeur de barbe à papa. L’humidité gâche toute la saveur et la texture de la barbe à papa qui fond dans la bouche comme on les aime. Au lieu de ça, on se retrouve avec une espèce de boule compacte qui colle aux dents, totalement indigeste !

En général, la journée s’achève par la traditionnelle averse tropicale, si typique de la saison des pluies, et qui fait fuir tout le monde !

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