Changer son argent en voyage

Après un article sur l'argent en voyage, vous trouverez dans cet article quelques conseils sur le change pendant le voyage.
Collection de pieces de monnaie apres un tour du monde

Collection de pièces de monnaie après un tour du monde

Nous continuons la série des retours d’expérience avec la suite de l’article sur l’argent en voyage. Dans la parution précédente, nous avons détaillé les différentes solutions pour lesquelles nous avons optées avant le départ en tour du monde et qui au final se sont avérées être de bons choix. Ici, nous allons plutôt voir quelques conseils concernant le change d’argent en voyage.

Ne pas tarder à changer son argent

Au quotidien, grâce à l’utilisation de la carte bleue, nous avons finalement eu peu souvent à faire aux bureaux de change. A chaque fois que la fin d’un séjour dans un pays approchait, nous tentions d’estimer notre budget au plus juste pour les derniers jours. Bien sûr, cela ne marche pas à chaque fois! Il n’y a alors qu’une chose à faire : changer son argent dans la monnaie du prochain pays de votre programme. 2 possibilités : soit au départ, soit à l’arrivée. Toutefois, il ne faut pas tarder à le faire en opérant de préférence dans les pays frontaliers car toutes les devises ne sont pas facilement échangeables partout. Si, même une fois rentré en France, tous les changeurs accepteront de vous acheter vos Yuans, ça n’en sera pas forcément de même pour vos roupies népalaises. L’omniprésence ou l’absence de devises constitue bien le reflet de la puissance économique d’un pays ainsi que la place qu’il occupe dans l’échiquier mondial. L’analyse des grands flux du tourisme international est un autre facteur d’explication : par exemple, il est facile de trouver à acheter des roubles à Pattaya en Thaïlande au vu de la communauté de Russes dans cette station balnéaire.

Sachez qu’il y a autant de mode de fonctionnement que de bureaux de change : des frais fixes, une commission, pas de frais mais un taux moins avantageux etc etc… D’ailleurs, soit dit au passage, il n’y a pas un endroit meilleur qu’un autre pour changer son argent, que ce soit en bureau ou dans la rue, tout dépend du taux de change qu’on vous donne ! Un bémol cependant : certains revendeurs de rue ont tout de même mauvaise réputation, à vérifier donc avant de s’engager! Il est important de faire jouer la concurrence en faisant le tour des bureaux de change qui se situent généralement en nombre, dans les quartiers touristiques.

Garder en tête le taux de change

Il est toujours bien d’avoir un peu de monnaie locale pour au moins payer un taxi jusqu’au distributeur le plus proche. En fait, la difficulté revient à déterminer si à votre lieu d’arrivée il y aura ou non un distributeur. Si, dans les aéroports, c’est chose acquise, ça l’est beaucoup moins dans le cas d’une arrivée maritime ou terrestre. Entre Arica (Chili) et Tacna (Pérou), au poste frontière du côté péruvien, il y en a un,  très utile pour ne pas arriver en ville dépourvu. Mais cependant, tout le monde n’a pas la même attention pour les touristes que le Pérou! A Suifenhe, au moment de traverser la frontière chino-russe, un petit malin a posé un bureau d’écolier dans le hall de la gare routière avec un panneau explicite présentant ses services d’agent de change par les pictogrammes des monnaies. Plutôt utile d’avoir quelques roubles en poche quand on arrive à minuit à Vladivostok. Dans ce cas-là particulièrement, mais aussi pour tous les autres, il est important de garder en tête le taux de change entre la monnaie du pays d’où vous partez et celui dans lequel vous arrivez. Pour cela utilisez un convertisseur de devise, ça évitera à certains la tentation de vous faire un taux au rabais et vous aurez moins l’impression de vous faire avoir en étant en meilleure position pour négocier par votre connaissance du vrai taux.

Malgré tout nos efforts, nous sommes rentrés en France avec un sacré échantillon de pièces de monnaie différentes qui sont maintenant part entière de notre boite à souvenirs. Les quelques billets restant ont pu être échangés dans un bureau de change parisien qui ne prenait pas de commission sur chaque devise et qui acceptait toutes les devises (ce sont surtout les roupies népalaises et les litas lituaniens qui posèrent problème). Et pour la petite histoire, il se trouve que le guichetier qui a procédé au change avait quelques années auparavant fait un long – très long – voyage en Indonésie.

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