A la croisée des chemins

Le blog de notre tour du monde et de notre vie en Guyane

Nous connaissions si mal la Chine

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le monde à la cité interdite

Nous ne savons pas pourquoi ni comment, mais nous avions pleins de clichés en arrivant en Chine, qui se sont avérés totalement obsolètes et hors de propos. Nous les démontons un à un dans cet article. En préliminaire, précisons que la Chine dont nous parlons est celle de la côte urbanisée et des mégalopoles comme Canton, Shanghai, Pékin, Nankin ou Harbin ou des lieux touristiques comme X’ian et Pingyao. Donc, une infime partie de l’immense territoire de ce vaste pays, mais dont le peuplement représente tout de même 10% des habitants de Chine!

Tout d’abord, nous pensions que nous allions avoir de gros problèmes de communication, et ce même pour les actions les plus basiques du voyage comme manger, se déplacer ou trouver un logement. Or, le nombre de fois où nous avons eu l’air ridicule en commençant à communiquer par les gestes, sans avoir au préalable vérifié que notre interlocuteur parlait parfaitement anglais! Et puis, la plupart du temps, les noms de rue, les stations de métro, les menus sont traduits en anglais ou en pinyin (transcription en alphabet romain des caractères chinois). Ce qui est très pratique pour se déplacer en train, en métro, en bus ou à pied! De plus, les chinois sont extrêmement désireux d’apprendre l’anglais. La preuve en est dans la proportion de professeurs d’anglais dans les expatriés que nous avons rencontré par le hasard du couchsurfing! Il parait que même les français peuvent enseigner l’anglais là-bas, c’est dire la bonne volonté des chinois…

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statues de bronze

Et ce n’est pas parce que tous les chinois ne parlent pas anglais qu’ils ne se montrent pas charmants, accueillants, souriants, serviables, aimables et parfois curieux vis-à-vis des étrangers. Certes, il faut éviter d’acheter ses billets de train pendant les heures de rush à Pékin, Et quitter la Chine pour rejoindre la Russie depuis le petit poste frontalier de Suifenehe où les policiers ont la fâcheuse habitude de rouspéter les étrangers. Mis à part ça, nous avons trouvé les rapports avec les chinois très faciles et agréables!

La lecture de notre guide de voyage nous aura aussi induit en erreur sur le cliché le plus connu et le plus répandu sur la Chine selon lequel cracher serait un sport national. En 6 ans (l’édition du guide date de 2006), cette habitude semble désormais appartenir à la catégorie “folklore” de la culture chinoise. Peut-être, lors d’un prochain voyage, verrons-nous une statue de bronze de chinois pratiquer cette coutume populaire, pour montrer aux nouvelles générations de ce qu’était la Chine dans le passé…  Expliquons que toute rue touristique digne de ce nom se doit de se parer de quelques statues censées représenter ce qu’était la Chine dans des temps anciens… qui ne sont pourtant pas si éloignés que ça … Mais, comme aiment à nous le rappeler tous les chinois que nous avons croisé sur notre route: 6 ans en Chine, c’est déjà beaucoup!

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canard laqué

La perte de cette habitude est peut-être une conséquence des JO 2008 en prévision desquels les autorités chinoises auraient éduqués les nationaux à ne pas cracher pour ne pas choquer les étrangers débarquant en masse en Chine pendant la période des JO. En tous les cas, nous n’avons pas rencontré de compétition de crachats dans les villes chinoises. Ce sport  n’est plus exercé que par quelques irréductibles… qui prennent le soin de déposer leur trophée dans une poubelle ou bien d’effacer leur méfait sous leur semelle… Au contraire, nous avons été étonné par le respect scrupuleux des règles d’hygiène observé par tout un chacun: quand on est malade, on sort avec son masque pour ne pas contaminer les autres. Dans les toilettes, on explique comment se laver les mains. Dans les restaurants, on distribue serviettes mouillées et gants en plastiques pour ne pas se salir. La lingette est l’accessoire des sacs à mains de mesdames! On nous avait promis qu’on verrait des volailles vivantes dans les marchés chinois (on aime la nourriture fraiche en Chine, donc quelle meilleure marque de qualité que de vendre des animaux vivants à découper sous les yeux des clients)? pas tant que ça depuis que sévit l’épidémie de SRAS. En même temps, vu la taille des mégalopoles chinoises (plus de 20 millions d’habitants pour les plus petites), on comprend bien pourquoi il est important de prévenir les épidémies… De plus, le système de sécurité sociale est quasi inexistant (il dépend du bon vouloir des entreprises), donc mieux vaut prévenir que guérir!

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l'ancien temps

Pour ce qui est de la propreté des lieux publics: aseptisé voilà l’adjectif qui nous est venu à l’esprit quand nous avons pour la première fois vadrouillé dans Shanghai, Pékin ou Canton. Tout est trop propre pour être vrai… Des toilettes publiques à chaque coin de rue, à peu près propre quand on sait leur taux de fréquentation. Des trottoirs quotidiennement balayés. Des poubelles tous les 50 mètres. Tout est propre, clinquant et neuf…

Autre chose, nous pensions souffrir de la cigarette en Chine, mais en fait pas du tout. En théorie, on ne peut plus fumer partout et l’habitude commence à en être prise. De plus, tout est tellement gigantesque (hall de gare, restaurant, etc.) que l’odeur de cigarettes ne nous a pas dérangé. Ce qui nous a surpris, c’est que la grande majorité des fumeurs sont masculins. Il paraitrait que c’est vulgaire pour une femme de fumer… c’est sur que la clope entre les dents ou qui pendouille, ce n’est pas très glamour…

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le monde à la cité interdite bis

Côté gastronomie, on s’est tout simplement régalé! On pensait devoir se contenter de riz blanc et de légumes cuit à la vapeur, sans gout et sans saveur. La Chine s’est révélée être l’un des pays où on a le mieux mangé (c’est aussi celui-là où on s’est le plus fait invité au restaurant…). On a trouvé la cuisine diversifiée, riche et succulente! Mais, il faut avouer qu’on s’est bien fait aidé par des amis ou des couchsurfers car il ne faut pas se tromper… sinon c’est pieds de poulets, tripes, cervelles de moutons et autres abats que l’on n’a pas l’habitude (ni envie) de manger…

Quant au caractère communiste du régime… Sachez que coco rime désormais avec MacDo! On a été tout simplement fasciné par le triomphe du consumérisme dans les villes chinoises. Des centres commerciaux gigantesques à tous les coins de rues, des fast-food, des bars, bref tout incite à consommer. Plus que “copier” le capitalisme à l’occidental, les chinois l’ont de loin excellé!

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petite fille au cerf-volant au parc

Enfin, nous avons découvert que les chinois ne font pas que travailler! Et on s’en réjouit, il faut l’avouer… même si, du coup, vous ne serez jamais seul à visiter la cité interdite de Pékin! En Chine, il y a trois semaines de vacances identiques pour tout le monde (deux semaines pendant le nouvel an chinois, et une semaine “nationale” en octobre), puis des jours supplémentaires en fonction des entreprises. De plus, le week end est aussi sacré, on le passe en famille, en balade dans les parcs, au restaurant… et dans les centres commerciaux!

Résultat des courses: il est très facile et confortable de voyager en indépendant sur la côte chinoise!

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