A la croisée des chemins

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Les foods court asiatiques

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un food court

En Asie du Sud-Est, ce n’est plus dans les marchés que l’on peut manger local pour pas cher mais dans les “foods court”

En Amérique du Sud, nous courrions d’un marché à l’autre pour y découvrir les spécialités locales à bas prix et surtout pour manger en compagnie des “locaux”, ce genre humain traqué par tout voyageur digne de ce nom…En Asie du Sud-Est, ce n’est plus dans les marchés que l’on peut manger local pour pas cher mais dans les “foods court », que l’on pourrait traduire par « halls de restauration rapide”.

On les trouve dans la rue ou au dernier étage des centres commerciaux. Il s’agit d’emplacements publics où se réunissent de multiples vendeurs aux étals minuscules qui proposent des plats préparés à l’emporte-pièce, dans une cuisine à la taille d’un mouchoir de poche. Les commerçants ne vendent guère qu’un ou deux plats mais vu que chaque étal est différent et qu’il n’y en a pas moins de 20 par food court, on peut passer du temps avant de prendre sa commande!

C’est toujours une aventure extraordinaire que d’y manger car on est comme transporté dans un autre monde culinaire

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un étal plutôt classe

C’est toujours une aventure extraordinaire que d’y manger car on est comme transporté dans un autre monde culinaire, aucun des plats proposés ne nous sont évidemment connus! Ce qui est sur c’est qu’il y en a pour tous les gouts… du moment que cela soit à base de riz! Riz blanc ou fris, riz collant et de toutes les couleurs, nouilles de riz en soupe ou sautées, ravioli à base de pates de riz, etc. accompagnés de poissons ou de poulet en sauces plus ou moins épicées. Sans oublier les multiples jus proposés : jus de noix de coco, de sucre de cannes, de citron vert, de carotte, de pomme, de mangue, etc. tous plus délicieux les uns que les autres…

Nous remercions l’invention de la photographie qui nous permet d’orienter quelque peu notre choix, à défaut de pouvoir déchiffrer les nombreux alphabets des pays d’Asie du Sud-Est.

Chaque food court aura son petit quelque chose qui fait qu’il ne ressemblera pas à son voisin

L’organisation des foods court est très simple: vous commandez où bon vous semble, puis vous vous installez dans n’importe quelle table du food court, avec votre plat en main ou s’il vous faut attendre pour l’avoir, veillez à tendre l’oreille pour distinguer la voix de la cuisinière qui criera votre plat quand il sera prêt (mais vous ne le comprendrez de toute façon pas…).

Puis, ne faites pas comme chez vous, laissez tout sur place! Au début, on avait le vieux réflexe “fast-food”, mais les emplois de ceux qui débarrassent sont précieux, en général pour des personnes âgées qui n’ont pas les moyens de partir à la retraite.

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dans la rue

Chaque food court aura son petit quelque chose qui fait qu’il ne ressemblera pas à son voisin. D’une part, par ses “menus”, ici chinois, là-bas indiens ou encore “asiatiques” (malaisien, thaïlandais, laotien, etc.) ou occidental (dont les plats se résument à des hamburgers, des pâtes et des pizzas). D’autre part, par son “confort”: air conditionné dans les centres commerciaux, ventilateurs dans la rue avec des passages éclairs de rats d’égouts qui sont à ciel ouvert en Malaisie. Enfin, par son ambiance: plus populaire et frénétique dans la rue, plus “exécutive” et sérieux la semaine dans les centres commerciaux.

Il faut absolument exporter le concept en France!

 

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“Les foods court asiatiques”

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