A la croisée des chemins

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Tendance mondiale: le fixie

De Kuala Lumpur à Buenos Aires, en passant par Santiago, Sydney ou Singapour, nous nous sommes rendus compte que la mondialisation avait encore frappé, disséminant un nouvel item aux quatre coins du monde pour nous rapprocher tous les jours un peu plus. Ce ne sont pas l’iphone ou l’ipad (quoique…)  qui viennent apporter leur pierre à l’édification de cette nouvelle tour de Babel mais bien le fixie ou pignon fixe pour les francophones.

D’un point de vue technique, il s’agit d’un vélo dont l’unique pignon (le truc au bout de la chaine qui sert à transmettre les efforts consentis à la roue) est solidaire de la roue. Conséquence: on ne peut plus s’arrêter de pédaler, le pédalier étant entrainé par le pignon et on rétropédale pour freiner.

Il connait aujourd’hui une résurrection grâce aux coursiers new-yorkais

Outre la nouvelle manière de faire du vélo en ville, il faut y voir avant tout un nouvel effet de mode. Ré-adopté par les jeunes urbains du monde entier, le fixie est aussi vieux que l’histoire de la bicyclette même si jusque là, il était cantonné au milieu professionnel (cyclisme sur piste).  Il connait aujourd’hui une résurrection grâce aux coursiers new-yorkais. En effet, la légende urbaine accorde la paternité de cette renaissance aux coursiers cyclistes de la Grosse Pomme, qui pour éviter de se faire voler des composants, pour ne plus dérailler et ne pas se salir les mains et donc le courrier ont adapté leur matériel à leurs besoins. Et comme tout ce qui vient de New York est mode, ils entrainèrent dans leur sillage le monde entier. Machiavéliques coursiers !

C’est un peu la démarche Ikéa appliquée au cyclisme

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Ceci n’est pas un fixie

Pour les nouveaux convertis, l’intérêt du fixie se trouve dans la personnalisation du vélo, un vélo dont on peut chiner les accessoires ou choisir la couleur, la forme du cadre, les roues, la selle etc etc… C’est un peu la démarche Ikéa appliquée au cyclisme: un vélo pas très technique qu’on peut monter soi-même sans trop se salir les mains. Jusqu’à présent, on ne personnalisait  son vélo seulement en terme de performance, cherchant la qualité et le rendement de l’accessoire plutôt que le rendu esthétique et personne ne faisait attention s’il avait ou non le même cadre que son voisin. Une nouvelle ère s’ouvre donc aux cyclistes: finis les tonnes de vélo uniformes seulement disponibles en deux modèles (homme ou femme).

Quoiqu’il en soit, une nouvelle pratique qui tend à développer l’usage du vélo en ville est toujours une bonne nouvelle.

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