Le réseau Helpx

Page d'accueil du site HelpX
Page d’accueil du site HelpX

Si avant de partir, nous avions entendu parler du réseau social Wwoofing, un site de mise en relation de fermes biologiques et de bénévoles, au cours du voyage, nous avons découvert le réseau HelpX. Celui-ci fonctionne sur le même principe: des hôtes mettent en ligne des petites annonces pour trouver des volontaires et en échange du travail des bénévoles, ils fournissent le gite et le couvert. C’est alors une bonne occasion pour le voyageur de partager le quotidien d’une famille locale, d’avoir un aperçu du pays hors des sentiers battus et de replacer l’échange au centre du voyage. A la différence du wwoofing, pour être hôte, il n’est pas nécessaire de faire du bio et donc potentiellement tout le monde peut recevoir des invités.

Un abonnement de 20Eur pour deux ans

Pour avoir accès à l’intégralité de la fiche de l’hôte (description complète, commentaires positifs ou négatifs des précédents bénévoles, contacts), il faut payer un abonnement de 20Eur pour deux ans. Après avoir dûment rempli sa fiche d’identification (une sorte de CV ès bénévolat) qui doit donner envie aux hôtes de vous accueillir, il faut choisir une zone géographique dans laquelle vous effectuerez votre bénévolat (Australie, Nouvelle-Zélande, Europe, USA, Canada et International). Initialement, le réseau s’est développé en Australie et en Nouvelle-Zélande pour petit à petit se diffuser vers le monde entier. c’est pour cette raison que les offres sont le plus nombreuses dans cette partie du monde.

Poser les bonnes questions afin de ne pas avoir de mauvaises surprises

Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur des annonces pour des fermes biologiques, des fermes “normales”, des orphelinats, des hôtels pour routards, ou encore des offres plus singulières. Pour juger du sérieux de l’annonce, vous avez accès aux commentaires des précédents bénévoles (Helpers) ayant séjourné chez l’hôte, ce qui doit vous permettre de vous faire une idée des conditions d’accueil. Le site prend le soin de vous rappeler qu’au moment de la prise de contact, il est important de poser les bonnes questions afin de ne pas avoir de mauvaises surprises: nombre d’heures travaillées par jour, durées minimale et/ou maximale du séjour, conditions d’hébergement et de travail, éventuels frais etc etc… Car oui, il n’est pas rare que certains hôtes demandent une participation financière pour couvrir les frais (nourriture, eau, électricité …) au cas où la quantité de travail fournie ne serait pas suffisante. Au dessus de 4h de travail quotidien, vous êtes en attente de bénéficier de la pension complète.

Savoir séparer le bon grain de l’ivraie

Ce genre d’arrangement ouvre la porte aux débordements, la ligne entre tourisme chez l’habitant et échange de bons procédés est plutôt ténu et facilement franchissable. Ce qui fait l’intérêt , c’est-à-dire l’échange financièrement désintéressé d’un peu de travail contre un logement est alors quelque peu perverti. Par exemple, lors de nos recherches sur le Cambodge, nous avons ainsi trouvé des orphelinats qui contre des frais d’inscription, de la participation aux frais quotidiens ,vous autorise à rencontrer les enfants. Ou comment le business de la charité trouve de nouveaux clients. A contrario, on peut aussi s’attendre à rencontrer des hôtes qui cherchent seulement à profiter d’une main d’oeuvre bon marché. Donc pour avoir une bonne expérience, il faut prendre ses précautions et ainsi savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Sur internet:

- le site HelpX

Pour continuer la lecture: