A la croisée des chemins

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Voyager à l’autre bout du monde pour rencontrer ses voisins!

Voyageurs européens au Salar de Uyuni

Voyageurs européens au Salar de Uyuni

Un voyage au long cours c’est non seulement l’opportunité de prendre le temps de découvrir d’autres pays mais aussi de rencontrer d’autres voyageurs du monde entier! En général, on a tendance à penser que c’est le fait de voyager seul qui favorise le plus de rencontres, car on est plus ouvert et l’on s’efforce plus à aller vers les autres, pour ne pas sombrer dans la solitude. Mais, le fait de voyager à deux pendant une longue période et en étant H24 ensemble fait que nous recherchons aussi activement la compagnie d’autres voyageurs! Il faut cependant concéder qu’en grande majorité, les échanges les plus approfondis l’ont été avec des voyageurs seuls, et qui plus est des voyageuses.

De part notre situation économique et les conditions de travail favorables aux salariés ou étudiants, nous rencontrons la plupart du temps des voyageurs européens, dont la grande majorité a moins de 30 ans. On a parfois l’impression de faire figure de globe-trotteurs “vétérans”

Pour nous, ce qui compte c’est l’échange sur nos vies respectives et non pas le déballage de nos trophées de voyageurs. De toute façon, nous aurons tous visité plus ou moins les mêmes sites en réalisant le même itinéraire! C’est d’ailleurs fréquent de rencontrer une personne à tel endroit et de la retrouver quelques semaines plus tard dans une autre ville, voir un autre pays.

Lors de ces échanges, c’est l’anglais qui domine (malheureusement pour Claire) ! S’il est aisé de parler en anglais avec des israéliens, des suisses allemands ou des hollandais, il faut par contre s’accrocher pour avoir une discussion fluide avec un anglais, un australien, un sud-africain ou un néo-zélandais! Finalement, à ce jeu, nous préférons la compagnie des gringos (nord-américain), dont notre oreille est définitivement plus habituée à l’accent. Mais nous sachons nous venger en nous exprimant plutôt bien en espagnol avec les populations locales alors que les anglophones savent à peine dire trois mots!

Parfois nous essayons aussi le “portugnol” (mélange de portugais et d’espagnol), qui est le dialecte préféré des brésiliens qui voyagent en Amérique du Sud. Ils n’ont en général jamais étudié l’espagnol, mais les deux langues sont tellement proches qu’ils arrivent très bien à se débrouiller avec leur “portugnol”!

Il y a aussi quelques étonnements dans nos rencontres comme :

Mais comment les hollandais font-ils pour voyager aussi longtemps et si jeunes, (entre 18 et 22 ans)?

Il n’y a donc que les suisses allemands qui voyagent à l’étranger? Où sont les suisses romans?

Pourquoi les israéliens adorent voyager en groupes de 20 personnes? Et pourquoi tous en Amérique du Sud?

Pourquoi tous les argentins qui voyagent vendent des bijoux “artisanaux”. D’où leur vient cette mode?

Pourquoi tous les jeunes hommes japonais qui voyagent ont-ils les cheveux longs?

Pourquoi les brésiliens qui voyagent sont-ils plus souvent végétariens?

Il n’est pas très difficile de se repérer entre voyageurs. C’est d’abord notre apparence qui nous trahit: le sac à dos, les vestes gore-tex, les polaires, les T-Shirts dits techniques, les pantalons convertibles en short et les chaussures de marches! Encore plus facile de repérer les français grâce à la marque “Quecha”, qui étonne beaucoup les quechas d’ailleurs… Puis notre physique: “visage pâle”, yeux clairs, et encore heureusement pour nous, nous ne sommes pas blonds! Enfin, pour notre part, c’est notre satané accent français, le r “guttural” plutôt que “roulé”, impossible de passer inaperçu!

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