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La protection sociale: le casse-tête du voyageur!

Pour les voyageurs au long cours, la question de la protection sociale est primordiale

D’une part, le voyageur au long cours ne bénéficie  plus du même niveau de protection sociale proposée en France : en disponibilité, congé sabbatique ou sans emploi, la fin des cotisations conduit à l’arrêt de l’affiliation au régime primaire d’assurance-maladie au bout d’un an en Union Européenne et six mois dans le reste du monde (mieux vaut actualiser cette information). La fin d’un contrat de travail conduit également à la fin, immédiate, de la complémentaire santé.

D’autre part, la durée du voyage entraine plus de risques de maladies. De plus, en fonction des pays visités, les infrastructures de santé peuvent être moins fiables qu’en France, il peut-être préférable d’envisager un rapatriement sanitaire pour se faire soigner en France.

Sachez que, même si vous êtes encore couverts par le régime primaire d’assurance-maladie, vos frais de santé à l’étranger ne peuvent vous êtes remboursés qu’à votre retour en France et de toute façon aux tarifs de la sécurité sociale française, ce qui peut ne pas correspondre à vos frais réels, comme aux Etats-Unis, par exemple, où les frais de santé sont très chers.

Obtenir des informations de la part de la sécurité sociale sur la protection sociale du voyageur au long cours n’est pas aisée car il n’appartient pas vraiment à une catégorie administrative! Les informations ci-dessous peuvent être donc erronées, si vous avez d’autres données, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Sachez d’ores et déjà que peu de compagnies d’assurance propose une protection sociale pour les voyageurs au long cours qui ne sont plus affiliés à un régime primaire d’assurance maladie.

Il existe deux solutions…

La solution “économique”:

Choisir une compagnie d’assurance qui accepte des voyageurs non affiliés à la sécurité sociale française et prenant en charge les frais médicaux à l’étranger; les frais d’hospitalisation, le rapatriement sanitaire (accident ou maladie). La société “AVI” propose la solution Marco-Polo pour 550 € pour un an pour une personne (paiement en une fois). Elle peut être renouvelée au-delà.

Attention! Il existe certaines exclusions dans la prise en charge: les frais médicaux ou d’hospitalisation en cas de maladies antérieures au voyage (allergie alimentaire, asthme, diabète, etc.). Des frais médicaux ou d’hospitalisation en cas d’activités sportives “extrêmes” (vérifier lesquelles) ou manuelles dans le cadre d’un travail (bénévolat par exemple). Il existe des options couvrant ces activités, mais il faut payer un supplément.

Attention! Votre couverture s’arrête dès l’instant où vous revenez en France (sauf en cas de rapatriement pour accident)! Il est important de savoir que l’affiliation à la sécurité sociale française n’est effective qu’après un mois de cotisation ou trois mois de résidence pour bénéficier de la CMU.

Attention! Pensez à regarder les plafonds de remboursement pour les frais médicaux et d’hospitalisation, les frais dentaires ainsi que les montants des franchises. De plus, bien souvent, c’est à vous de faire l’avance de trésorerie pour les frais médicaux.

Dans tous les cas de figure, ne pas hésitez à appeler votre centre d’appel pour vérifier vos droits à remboursement (appel possible en PCV).

La solution “protection maximale”:

Il existe une solution vous permettant d’être couvert comme en France, quelque soit votre maladie, ainsi que pendant les trois mois qui suivent votre retour en France. Il est possible de s’affilier à la caisse des français à l’étranger (CFE). C’est la sécurité sociale des expatriés, et depuis quelques années, son affiliation est possible pour les sans-emplois (donc les voyageurs).

Les tarifs de remboursement sont ceux de la sécurité sociale française. Le montant des cotisations dépend de vos revenus, le montant maximal pour une personne est de 1 750 € pour une année, soit trois fois plus qu’Avi. A cela, il faut ajouter une complémentaire santé qui est utile pour la responsabilité civile, l’assurance-rapatriement et le tiers payant (peut-être important dans les pays où les frais de santé sont beaucoup plus élevés qu’en France), soit à peu près 1 000 € supplémentaire.

… qui ont chacune leurs avantages et inconvénients

Chacune des solutions ayant ses propres avantages et inconvénients, il vous revient d’évaluer votre risque de tomber malade, et de mesurer si vos antécédents médicaux peuvent s’avérer handicapant dans un autre environnement (asthme, allergie, etc.). Nous avons choisi la solution économique, espérons que ce choix aura été pertinent!

Le mieux reste encore de miser sur la prévention des maladies, en faisant attention à son hygiène corporelle (on ne le dit jamais assez: il faut se laver les mains de nombreuses fois par jour, surtout avant les repas!), à la nourriture et à ses activités (baignade, etc.).

Avant votre départ, nous ne pouvons que  vous recommander de vous approprier les comportements de bon sens à adopter en voyage, surtout dans des pays tropicaux. Une bibliographie existe autour de la santé en voyage (le guide de la santé en voyage des éditions Vidal par exemple) ou tout simplement solliciter les conseils de votre médecin traitant ou des médecins des centres de vaccination internationale.

Pour en savoir plus, consulter les sites de:

la Caisse des Français à l’Etranger,

AVI

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